Vague d'arrestations pour trahison envers le président Saleh dans les forces d'élite yéménites

Associated Press
An elderly anti-government protestor, reacts during a demonstration demanding the resignation of Yemeni President Ali Abdullah Saleh, in Sanaa, Yemen, Thursday, June 30, 2011. Yemen's president, hospitalized in Saudi Arabia after an attack nearly a month ago on his palace, has instructed his deputy to hold talks with political opponents on a deal to transfer power and end the nation's spiraling political crisis, his foreign minister said Wednesday. (AP Photo/Hani Mohammed)
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SANAA (AP) — Le fils du président yéménite Ali Abdallah Saleh a fait arrêter des dizaines d'officiers supérieurs de l'armée, notamment dans les rangs de la Garde républicaine, les forces d'élite du pays, accusés de trahison envers le président, ont annoncé vendredi des responsables militaires.

Ces arrestations laissent penser à l'existence d'une dissidence croissante au sein même de cette Garde républicaine considérée comme l'une des principales unités soutenant le président et son clan, confronté à cinq mois de manifestations massives réclamant son départ.

Les unités d'élite, les mieux entraînées et équipées du pays, sont dirigées par les proches de Saleh, dont son fils Ahmed, qui dirige à la fois la Garde républicaines et les Forces spéciales.

Ahmed a ordonné cette vague d'arrestations, dont le nombre exact n'a pu être précisé, alors qu'il tente de préserver le pouvoir de son père, soigné en Arabie saoudite depuis qu'il a été blessé dans une explosion au coeur du palais présidentiel en juin.

Selon ces mêmes sources, la majorité des officiers arrêtés sont membres de la Garde républicaine. D'autres appartiennent aux Forces centrales de sécurité, dirigées par le cousin d'Ahmed, Yahia.

Certains des officiers interpellés sont accusés d'avoir ouvert des pourparlers secrets avec le général Ali Mohsen al-Ahmar, plus haut gradé de l'armée régulière à avoir rejoint les rangs de l'opposition. D'autres sont soupçonnés d'avoir fourni des informations à l'opposition, ou d'avoir refusé d'obéir aux ordres et d'ouvrir le feu sur les civils, précise un de ces responsables militaires s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Un autre militaire de la province de Shabwa (sud) a fait état de l'arrestation de dix hauts gradés qui avaient proclamé publiquement leur "fidélité à la révolution".

Malgré les centaines de milliers de manifestants descendant quotidiennement dans les rues du Yémen et le passage dans le camp de l'opposition de la principale tribu du pays, le président Saleh s'est maintenu au pouvoir, principalement grâce au soutien de ces unités d'élite aujourd'hui ciblées par cette vague de répression. AP

nc/v

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